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A.- Glossaire
Abbaye : Couvent ou monastère dirigé par une abbesse ou un abbé.
ADAP : Assemblées dominicales en l'absence de prêtres. De plus en plus courantes, animées par des laïcs, elles suivent le déroulement de la messe, mais sans prière eucharistique ni consécration du pain.
Apôtres : Selon l'Évangile de Luc, les douze hommes choisis par Jésus et chargés d'annoncer l'Évangile au monde entier : André, Barthélemy, Jacques, Jacques dit le Majeur, Jean, Judas (remplacé par Matthias), Jude (ou Thadée), Matthieu, Philippe, Pierre, Simon et Thomas.
Ascension : Élévation de Jésus-Christ dans le ciel, quarante jours après sa résurrection.
Assomption : Enlèvement au ciel de la Vierge Marie, Fête célébrée le 15 août.
Baptême : Rite qui fait entrer celui qui reçoit le sacrement de la communauté de l'Église en le lavant du péché originel.
Bible : Recueil des textes sacrés des religions juive et chrétienne. Elle comprend l'Ancien et le Nouveau Testament. Les chrétiens ont ajouté 27 livres aux 24 de la Torah : les quatre Évangiles (Matthieu, Marc, Luc, Jean), les Actes des Apôtres, les Épîtres de Paul, les Épîtres catholiques et l'Apocalypse.
Bulle : Lettre solennelle du pape, fermée par une boule de métal (d'où le nom) et qui contient l'équivalent d'une loi.
Catéchisme : Instruction des principes et des dogmes de la foi chrétienne.
Cathédrale : Église principale d'un diocèse où siège l'évêque.
Catholicisme : La plus importante des confessions du christianisme, qui affirme la primauté et l'infaillibilité du pape, reconnaît l'autorité de la tradition (transmise par les écrits des Pères et docteurs - théologiens - de l'Église), institue sept sacrements (baptême, confirmation, eucharistie, onction aux malades, mariage, ordre pénitence), rend un culte à la Vierge et aux saints et professe la doctrine de la présence réelle et de la transsubstantiation dans la célébration de l'eucharistie.
Christ : Traduction en grec (christos) du mot hébreu mashiah ("messie"), signifiant "celui qui a été oint."
Clergé : L'ensemble des ecclésiastiques par opposition aux laïcs. L'Église catholique est dirigée par le pare, évêque de Rome et chef de l'État du Vatican. Les cardinaux sont des évêques qui appartiennent au Sacré Collège chargé d'élire le pape.
Les évêques dirigent un
diocèse, les prêtres une paroisse. Le concile est la réunion des
évêques à Rome ; le conclave, la réunion de cardinaux chargés
d'élire le pape.
Couleurs : Le costume des prêtres est noir, celui des évêques violet, celui des cardinaux rouge.
Credo :
En latin "je crois", premier
mot des Symboles de foi, texte qui proclame l'essentiel de la foi. Denier du culte : Participation financière libre et annuelle des catholiques d'un diocèse. Le denier de Saint-Pierre est la contribution aux finances du Vatican.
Église :
À l'origine, chaque assemblée
de chrétiens.
Eucharistie : Le sacrement essentiel du christianisme, qui commémore le sacrifice du Christ. Pour les catholiques, c'est aussi la messe, la célébration du sacrifice du corps et du sang du Christ, présent sous les espèces du pain et du vin.
Évangile : À la fois l'enseignement de Jésus-Christ et les quatre livres (de Matthieu, Marc, Luc et Jean) dans lesquels il est consigné.
Homélie : Commentaire au cours de la messe, des textes de l'Écriture qui ont été lus. Ce mot remplace "sermon" depuis Vatican II.
Immaculée conception : Dogme proclamé en 1854 selon lequel la Vierge Marie est préservée du péché originel. Rien à voir avec la conception virginale de Jésus par Marie.
Indulgence : L'une des origines du protestantisme : les catholiques pensent que l'Église peut accorder le pardon des péchés (le pécheur se "rachetait" auprès d'elle au sens propre) : les protestants pensent que Dieu seul le peut.
INRI : Abréviation de Iésus Nazarenus Rex Iudaeorum (Jésus de Nazareth Roi des Juifs), inscription sur la croix de al condamnation demandée par Pilate.
Jésus : De l'hébreu Yéshûa : "Yahvé sauve".
Le fondateur de al religion
chrétienne.
Ordre : Communauté de religieux qui ont prononcé des voeux solennels de pauvreté, de chasteté et d'obéissance. On distingue les ordres majeurs (évêque, prêtres et diacre) et les ordres mineurs (acolyte, exorciste, lecteur et portier).
Orthodoxie : L'ensemble des Églises chrétiennes des rites d'Orient séparées de Rome au XIè siècle. Elles refusent les dogmes et usages introduits après le concile de 787, et notamment le filioque (selon lequel le Saint-Esprit procède à la fois du Père et du Fils), le purgatoire l'immaculée conception de marie, la suprématie du pape et son infaillibilité. Les Église orthodoxes sont divisées en patriarcats (Constantinople, Alexandrie, Antioche, Jérusalem). Églises autocéphales - qui désignent leur primat (Albanie, Bulgarie, Chrypre, Géorgie, Grèce, Pologne, République tchèque, Roumanie, Russie, Serbie) - et Églises autonomes - dont le primat est désigné par l'Église dont elle dépendent (Chine, Finlande).
Pâques : La fête qui commémore la résurrection du Christ, fondement absolu de la foi chrétienne. L'une des trois fêtes liturgiques avec la Pentecôte (le don du Saint-Esprit aux Apôtres) et Noël.
Psaumes : L'un des Livres de la Bible qui constitue le recueil des 150 chants et prières du culte.
Saint : Personne qui est l'objet, après sa mort, d'un culte public et universel en raison de la perfection de sa foi.
Saint-Sacrement : Le pain et le vin consacrés dans l'eucharistie.
Salut : Dans les religions chrétiennes, juive et bouddhique, la félicité éternelle de celui qui a été sauvé du péché originel.
Signe de Croix : L'un des gestes fondamentaux de la prière chrétienne, fait au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
Trinité : Dogme d'un dieu unique en trois personnes distinctes mais égales et indivisibles : Père, Fils et Saint-Esprit.
Urbi et orbi : Formule latine : "à la ville (de Rome) et au monde", qui qualifie les actes du pape qui sont destinés à tout l'univers chrétien. Désigne également sa bénédiction depuis le balcon de al basilique Saint Pierre.
Vatican : Colline de Rome où furent suppliciés les premiers chrétiens, lieu de vénération du tombeau de Saint Pierre dès le IIè siècle, résidence des papes depuis 1377, siège des services pontificaux depuis le XVè siècle. État souverain depuis 1929.
Revue : "Histoire et Patrimoine" N° 6 : - Les Catholiques
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B.- NAISSANCE DU CHRISTIANISME Vers l'an 30 de notre ère, à Jérusalem, Jésus de Nazareth, qui est depuis deux ans prédicateur itinérant originaire de Galilée et qui prophétise l'annonce de l'imminence du règne de Dieu, est arrêté, jugé et exécuté pour des raisons politico-religieuses - Ponce Pilate étant alors préfet de la province romaine de Judée. Au lendemain de la mort de leur maître, ses disciples, dans un premier temps, paraissent s'être dispersés à travers toute la Palestine. Toutefois, on les retrouve dans un second temps, à Jérusalem, proclamant qu'à été ressuscité "celui" qui a été crucifié. Ils annoncent un temps nouveau et l'imminence, lors du retour de Jésus, de la réalisation de l'antique promesse de salut faite par le Dieu d'Israël aux ancêtres de son peuple. Un mouvement religieux, aux origines prophétiques et aux tendances de plus en plus messianiques, est en train de naître. Il est constitué par des juifs qui, disciples de Jésus, vivent de son Esprit, dont ils héritent la puissance créatrice, guérissant les malades et expulsant les démons comme leur maître l'a fait avant eux. On est à Jérusalem, la ville sainte du judaïsme, alors sous domination romaine depuis près d'un siècle. La nouvelle communauté des disciples de Jésus est relativement peu homogène puisque constituée par des juifs venus d'horizons extrêmement divers dont certains sont de culture et de langue hébraïques (les Hébreux) et d'autres de culture et de langue grecques (les hellénistes). Cette communauté subsiste grâce à la mise en commun des biens vendus pour satisfaire aux besoins de tous, et semble avoir comme centre une "synagogue" située sur le mont Sion, dans le lieu même où Jésus a pris son dernier repas avec ses disciplines les plus proches, les apôtres. Les nouveaux adeptes sont admis dans le groupe des "saints", appellation qu'ils se donnent, par une initiation sous forme d'une ablution lustrale - un baptême au nom de Jésus le Messie. Les membres de la communauté fréquentent le Temple avec assiduité, comme c'est le cas, par exemple, pour son premier responsable, Jacques le juste, le frère de Jésus. Cette communauté est parfois persécutée par les autorités religieuses juives, ce qui obligera certains de ces membre à la dispersion, laquelle conduira à la diffusion du message du règne de Dieu parmi les communautés juives de la diapora. DES PERSÉCUTIONS EN CHAÎNE Des chrétiens d'origine juive et de langue grecque, comme Étienne en 33, sont lapidés pour blasphème contre le Temple. Sans doute la même année, Paul de Tarse devient membre du mouvement des disciples de Jésus : il sera un des plus grands missionnaires chrétiens connus. Ces mêmes chrétiens répandent alors ce qu'ils considèrent comme la "bonne nouvelle" (c'est-à-dire l'Évangile de Jésus le Messie) : c'est ainsi, par exemple, que Philippe, en 33 également, la propage en Samarie ; c'est également ainsi que d'autres chrétiens d'origine juive et de langue grecque sont amenés, un an plus tard, à créer une communauté à Antioche, où les croyants recevront pour la première fois le nom de "chrétiens", c'est-à-dire "messianistes". Des chrétiens d'origine juive et de langue hébraïque comme Pierre et l'autre Jacques, dit le Majeur, frère de Jean et non pas de Jésus, sont également persécutés en 43-44 : le second et exécuté par décapitation sur ordre d'Hérode Agrippa 1er, tandis que le premier est contraint à la fuite dans des conditions présentées comme miraculeuses. Pierre est alors amené à propager cette même "bonne nouvelle" de la croyance messianique en Jésus jusqu'à Rome, la capitale impériale. Jacques le Juste est lui aussi exécuté, par lapidation, en 62, à Jérusalem, sur ordre du grand prêtre alors en exercice, pour violation de la Loi de Moïse. La communauté de Jérusalem paraît alors désorganisée et contrainte à se réfugier à Pella (Transjordanie) en 68, durant le siège de Jérusalem par les légions romaines : elle n'y reviendra partiellement qu'après 70. La diffusion du message chrétien message chrétien a été réalisée dans un premier temps en milieu juif, puis dans un second temps en milieu païen. Mais la plupart des non-juifs touchés par ce message ont été en réalité des païens sympathisants du judaïsme, relativement nombreux à cette époque dans les communautés juives de l'Empire romain.
LES MISSIONNAIRES EN VOYAGE Plusieurs voyages missionnaires sont ainsi conduits, entre 37 et 58 par Paul : on a pu calculer qu'il a parcouru plus de 4 000 kilomètres au cours de trois voyages, auxquels s'ajoute un quatrième voyage vers Rome, dit de captivité (60-61). Au cours de ses deux premiers voyages (37-38 et 39-41), Paul fonde de nombreuses communautés en Anatolie (Cilicie et Galatie), en Macédoine et en Grèce (Corinthe). À Chypre, durant le règne de Caligula, s'il faut en croire les Actes des Apôtres, Paul, s'opposant à un magicien juif du nom d'Élymas, parvient à gagner à la croyance chrétienne le proconsul romain Sergius Paulus de Paphos, sans doute sympathisant du judaïsme, connu par ailleurs grâce à plusieurs inscriptions, dont deux en grec et une en latin : il s'agit de la première attestation du mouvement chrétien fermement établie d'un point de vue historique. Lors de son troisième voyage missionnaire, en 52-57, Paul séjourne à Éphèse, en Macédoine et en Grèce. En 58, lors d'un passage à Jérusalem, Paul est arrêté pour atteinte à la Loi de Moïse, incarcéré à Césarée puis transféré à Rome, où il arrive en 61 et où il subit la captivité jusqu'en 63 et le martyre en 67.
Des années 30 à 135, l'entrée des païens sera cause de difficultés, puis d'affrontements entre les différentes tendances traversant le mouvement. Jacques, Pierre et Paul se trouvent au centre des conflits dont les enjeux peuvent se résumer ainsi : la nouvelle croyance messianique doit-elle imposer les observances juives aux païens, et notamment la circoncision ? Les réponses semblent avoir été diverses et graduées : les observances demeurent pour les juifs, mais ne sont pas nécessairement à imposer aux païens - Les uns et les autres devant toutefois partager la même table, au moins durant l'eucharistie. Avant le conflit d'Antioche et la réunion de Jérusalem, en 49-50, où Jacques et Pierre d'une part et Paul d'autre part se sont affrontés sur cette question, à Césarée, Pierre a déjà fait entrer parmi les "saints" un incirconcis (Corneille). La répartition des champs de mission entre Pierre et Paul est une idée qui apparaît tardivement dans la littérature chrétienne : de fait, entre ces deux grandes figures, il y a concurrence dans la propagation du message chrétien, selon que la croyance seule au Messie suffit au salut ou qu'au contraire l'observance et la croyance conjointes à la Loi et au Messie sont nécessaires. Quoi qu'il en soit, dans les années 6O de notre ère, on trouve partout des chrétiens dans le monde de l'Orient romain, mais aussi dans la ville de Rome.
DE CHRÉTIENS DANS L'OMBRE Il ne sont sans doute pas nombreux et pratiquent le secret pour se protéger de toute part. Mais, s'ils sont dispersés, ils partagent essentiellement d'une manière ou d'une autre la croyance que Jésus est le Messie ou Christ envoyé par le Dieu d'Israël et que, nonobstant sa mise à mort, il a été arraché aux puissances des ténèbres pour siéger à la droite de son Père, envoyant son Esprit capable de transformer les coeurs et de pardonner les péchés dans l'attente de son retour prochain. C'est entre 60 et 125 que les écrits ayant été incorporés dans ce qui deviendra par la suite, entre la fin du IIe et le IVe siècle, le Nouveau Testament, ont été composés. Le premier d'entre eux est vraisemblablement l'Évangile selon Marc, et le dernier la deuxième Épître de Pierre. Et pourtant, ces communautés sont encore dans le giron du judaïsme, en dépit de la présence en leur sein de chrétiens d'origine grecque, et malgré les conséquences des révoltes juives contre Rome de 66-74, de 115-117 et de 132-135? De ce fait, il est donc difficile de parler de christianisme avant la seconde moitié du IIe siècle. Auparavant, le christianisme est soit dans le judaïsme, soit hors du judaïsme, mais sans constituer pour autant une religion déliée de ses racines juives. Au milieu du IIe siècle, le christianisme acquiert son autonomie relative au judaïsme sans même avoir à couper les ponts : cette religiosité n'a pas vraiment de date de naissance, car son édification a duré plus d'un siècle, jusqu'à cet essai d'émancipation - un divorce qui ne sera jamais prononcé. La séparation d'avec le judaïsme est en effet le résultat d'un parcours semé de conflits qui prendront d'abord une forme interjuive (entre juifs chrétiens et juifs non chrétiens) avant de revêtir ensuite une forme antijuive (entre chrétiens et juifs). Au cours du IIe siècle, on assiste à la marginalisation des communautés chrétiennes d'origine juive (formant le judéo-christianisme) au profit des communautés chrétiennes d'origine païenne (formant le pagano-christianisme) : ce seront ces dernières qui s'érigeront progressivement en "Grande Église". De fait, le christianisme de la "Grande Église" s'est construit, tout au long des IIe et IIIe siècles, en élaborant des concepts nouveaux comme ceux de l'hérésie et du dogme. Ces concepts lui ont permis de se construire aux dépens des autres tendances.
Colline située à l'est de Jérusalem, le mont des Oliviers apparaît constamment dans les récits de la vie de Jésus. Les Évangiles y situent sa dernière veillée et son arrestation.
Tout au long du IIe siècle, les chrétiens d'origine païenne tentent, en vain, d'être reconnus citoyens romains, de démontrer qu'ils sont bons citoyens parce que chrétiens, c'est-à-dire adeptes d'une "philosophie" qui exige une conduite morale irréprochable. Ils d'insurgent contre le fait qu'ils puissent être condamnés pour le seul motif qu'ils sont chrétiens, alors qu'ils savent parfaitement qu'ils sont poursuivis seulement parce que leur association refuse de sacrifier au culte impérial, c'est-à-dire d'accomplir le geste que tout habitant de l'Empire romain, excepté les juifs, est tenu de faire en signe de fidélité à l'empereur et à ses dieux protecteurs. Le catholicisme est, lui, une des formes que le christianisme a prises dans l'Occident romain. Il trouve ses origines dans la communauté chrétienne de Rome, où la tradition atteste la présence de Pierre, même si la date de son arrivée et la durée de son séjour sont inconnues de manière précise. C'est su sa figure que se fondera le catholicisme, par opposition à celle de Paul, dont les écrits ont servi de fondement à une théologie, marginale, qui se caractérise par un refus absolu de tout ce qui, dans le christianisme, est d'origine juive. Au IIIe siècle, et là seulement, les évêques de Rome s'appliquent le dit de Jésus : "Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon assemblée". La tradition va se référer à ce passage pour fonder la doctrine selon laquelle les successeurs de Pierre héritent de sa primauté - doctrine qui sera source de conflit d'abord avec l'Orient et ensuite au sein de l'Occident. L'Église capte donc à son profit exclusif la légitimité institutionnelle et en déduira la légitimité exclusive de son enseignement. Mais, en réalité, elle ne saurait être la seule héritière des premiers chrétiens, qui sont aussi à l'origine des Églises orthodoxes de Grèce et de Russie ainsi que des nombreuses Églises orientales d'Égypte, de Syrie, d'Irak et du Caucase.
Simon C. Mimouni Professeur à l'École pratique des hautes études, section des sciences religieuses. Revue : "Histoire et Patrimoine" N° 6 : - Les Catholiques
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D.- LES MOTS DE LA PRIÈRE Sacré-Coeur : c'est le coeur de Jésus, transpercé par la lance d'un soldat romain après la crucifixion. Il symbolise l'amour du Christ pour l'humanité. L'eau et le sang jaillissant de la plaie rappellent les deux sacrements chrétiens les plus importants : le baptême et l'eucharistie. De nombreuses statues et images représentent un Christ à la poitrine rayonnante. Une fête du Sacré-Coeur a été instaurée en 1856.
Saint-Sacrement : autre nom de l'eucharistie. Pour les catholiques, l'Esprit saint descend dans l'hostie consacrée au cours de la messe : c'est le miracle de la transsubstantiation, lorsque le pain et le vin deviennent le corps et le sang du Christ. le sacrement de l'eucharistie est célébré lors de la Fête-Dieu (qui a lieu soixante jours après Pâques.
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E.- "LU POUR VOUS"
SOEUR
COURAGE
Jacques
Séguéla & Soeur Marguerite
La
rencontre inattendue d'un fils de pub
et
d'une fille de Dieu
"LU
POUR VOUS"
SAGESSE
D'UN PAUVRE
Éloi
Leclerc
![]()
"LU
POUR VOUS"
COMMENT
JE SUIS
REDEVENU CHRÉTIEN
Jean-Claude GUILLEBAUD
"LU POUR VOUS"
PASSION
POUR L'ALGÉRIE
Les moines
de Tibhirine
Enquête
d'un histoirien américain
De
John Kiser
Traduit de
l'américain par Henry Quinson
(Au
Nouvelle Cité)
récit
Le 27 mars 1996 sept moines de l'abbaye de Tibhirine, en Algérie, sont mystérieusement enlevés. Deux mois après, les têtes des moines décapités sont découvertes. Pourquoi, dans une Algérie déchirée par la guerre civile, ces moines chrétiens sont-ils restés jusqu'au bout, malgré les menaces de mort du GIA (Groupe islamique armé) ? Comment a-t-on pu tuer des hommes que tous les habitants de la région aimaient et respectaient ? Pourquoi le témoignage de fraternité de ces religieux de l'Atlas a-t-il bouleversé l'Algérie, la France le monde ?
John
Kiser :
historien américain, est le premier à
mener une enquête véritablement approfondie. Son livre
révèle les clés de compréhension de ce drame. En Algérie,
beaucoup de musulmans sont morts pour avoir refusé de
cautionner l'assassinat de civils désarmés. La fraternité
vécue à Tibhirine dérangeait.
Ce livre, unanimement salué
par la critique aux États-Unis, raconte un des grands
évènements spirituels de notre temps. Les moines de
Tibhirine sont morts, mais l'Esprit de Paix qui les animait poursuit son oeuvre dans une Algérie en quête de
réconciliation.
Pour le
quotidien américain Washington
Post, "Passion pour l'Algérie décrit de manière surprenante
les liens fraternels qui existent entre croyants chrétiens
et musulmans, laissant ainsi entrevoir un rayon d'espoir
pour l'avenir".
Henry Quinson, le traducteur, a vécu six ans au
monastère cistercien de Tamié, dont étaient issus deux des
sept moines martyrs. Il vit actuellement dans un quartier
majoritairement musulman à Marseille.
"LU POUR VOUS", l'encyclique : "DIEU EST AMOUR"
"LU POUR VOUS"
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FOI
DANS LA SOCIÉTÉ
ACTUELLE
Lettre aux
catholique de France
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