C É L É B R E R
«UNE MESSE POUR
UN CHEMIN »
-
Messe des 40 ans de sacerdoce -
de GUY GILBERT à
"la Bergerie"- 31 juillet 2005
avec la présence du Cardinal Monseigneur Barbarin Évêque de Lyon
Généralement la messe commence par un chant – S’il n’y a pas
de chant d’entrée, on dit
l’antienne d’ouverture.
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1.- LES MAINS OFFERTES, SEIGNEUR DEVANT TOI
Paroles et musique :
Jean-Claude GIANADDA
LES MAINS OFFERTES SEIGNEUR DEVANT TOI
LES MAINS OUVERTES NOUS VENONS VERS TOI.
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1.- Nous avons
cherché, Tout
essayé Et tant
peiné Rien en
effet Dans nos filets Étais-tu là ? |
Comment
expliquer Ce besoin vrai D’être associé
Besoin de
Paix Besoin d’aimer Besoin de Toi. |
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2.- Nous allons marcher Vers Ta clarté Vers Ton
été Comme
« envoyés » En peuple aimé Aimé par Toi. 3.-Nous irons
chanter Semer le blé Et
moissonner Et
récolter Et partager Tu seras
là ! |
Nous sommes restés Pour partager Ce Pain sacré De Vérité «Venez, voyez !» Le Pain, c’est Toi. Nous irons chanter Au monde entier Tes chants
de Paix De Vérité Réconciliés Et avec Toi. |
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2.- ÉCOUTE, AMI, ÉCOUTE
Paroles et
musique : Jean-Claude GIANADDA
ÉCOUTE, AMI, ÉCOUTE
CES PAS DANS LE MATIN.
ON MARCHE SUR LA ROUTE
C’EST LUI SANS
AUCUN DOUTE
JE CROIS
QU’IL NOUS REJOINT.
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1.- Comblera-t’ «IL» cette
absence De nos nuits sans un
matin. Sera-t’ «IL»
cette PRÉSENCE Pour retrouver
le chemin Et le sens de nos
destins. |
2.- Y aura-t-il sur l’autre
berge, Une Espérance
« sans fin » Et y
aura-t-il une AUBERGE Pour le
PARTAGE DU PAIN Qui comblera
notre faim. |
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3.- «IL» est bien plus qu’un
symbole,
Car PRÉSENCE dans le PAIN Notre cœur à sa PAROLE Redeviens brûlant enfin Et nous
sommes ses TÉMOINS. |
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Le prêtre et les fidèles,
debout, se signent, tandis que le prêtre dit :
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.
Tout le monde répond :
Amen.
Le prêtre salue l’assemblée au
nom du Seigneur avec l’une des formules suivantes :
1.- La grâce de Jésus notre Seigneur, l’amour de Dieu le Père, et la communion de l’Esprit Saint,
soient toujours avec vous.
- Et avec votre esprit.
2.- Le Seigneur soit avec vous.
- Et avec votre esprit.
3.- Que Dieu notre Père et Jésus Christ notre Seigneur vous donnent la grâce et la paix.
- Béni soit Dieu, maintenant et toujours !
Se tournant vers le Seigneur,
les membres de l’assemblée se préparent à la célébration de
l’Eucharistie en se
reconnaissant pécheurs.
Le célébrant choisit l’une des
quatre formules suivantes :
1.-
Je confesse à Dieu tout-puissant, je reconnais devant mes frères, que j’ai
péché en
pensée, en parole, par
action et par omission ; oui, j’ai vraiment péché. C’est pourquoi
je supplie la Vierge Marie, les anges et tous les saints , et
vous aussi, mes frères, de prier
pour moi le Seigneur notre Dieu.
2.- Seigneur, accorde-nous
ton pardon. – Nous avons péché contre toi.
Montre-nous ta miséricorde. – Et nous serons sauvés.
3.- Seigneur Jésus, envoyé par le Père pour guérir et sauver les hommes, prends pitié de nous.
- Prends pitié de nous.
Ô
Christ, venu dans le monde appeler tous les pécheurs, prends pitié de nous,
prends pitié de
nous. - Prends pitié de nous.
Seigneur, élevé dans la gloire du Père où tu intercèdes pour nous, prends pitié de nous.
- Prends
pitié de nous.
La préparation pénitentielle se termine par la prière pour le pardon du Seigneur, que le prêtre
implore au nom de tous :
Que Dieu tout-puissant nous fasse miséricorde ; qu’il nous pardonne nos péchés et nous conduise
à la vie éternelle – Amen.
On dit « Seigneur, prends
pitié », si l’on a choisi la 1re ou la 2ème formule
de la préparation
pénitentielle.
Seigneur, prends pitié. – Seigneur, prends pitié.
Ô Christ, prends pitié. – Ô Christ,
prends pitié.
Seigneur, prends pitié. –
Seigneur, prends pitié.
3.- KYRIE
Paroles et musique :
Jean-Claude GIANADDA
KY – RI – E,
CHRIS – TE
PRENDS-PI-TIÉ-DE-NOUS-SEI-GNEUR
KY – RI – E,
CHRIS - TE
KY - RI – E – E - LE -
I – SON.
1.- Toi, le « Bon Berger »
Qui nous recherche
Dans la nuit.
Christ, source
de vie,
Ce
« Don de Dieu » nous renouvelle !
2.- Toi, le « Bon Berger »
Qui nous rassemble
En peuple frère.
Christ, au flanc
percé
Cœur plein d’amour et de tendresse.
3.- Toi, le « Bon Berger »
Source de Vie
Ressuscité.
Christ, Verbe
fait chair
Verbe de Dieu pour notre monde.
Que Dieu tout-puissant nous fasse miséricorde ; qu’il nous pardonne nos
Péchés et nous conduise à la vie
éternelle. – Amen.
Si l’on a choisi la 1re
ou la 2ème formule, on dit :
Seigneur, prends pitié . –
Seigneur, prends pitié.
Ô Christ, prends pitié. – Ô Christ, prends pitié.
Seigneur, prends pitié. – Seigneur, prends pitié.
Aux messes dominicales, l’aspersion de l’eau bénite peut tenir lieu de préparation pénitentielle.
4.- GLOIRE À DIEU
Paroles et musique :
Jean-Claude GIANADDA
GLOIRE À DIEU
AU PLUS HAUT DES CIEUX !
PAIX SUR TERRE
JOIE
DANS LE CIEL !
GLOIRE À DIEU
AU PLUS HAUT
DES CIEUX !
GLOIRE À DIEU.
1.- Nous te bénissons,
Nous te
louons,
Nous t’adorons,
Vois, notre désir
D’être reflet de ton Visage.
2.- Seigneur Fils unique
Agneau de
Dieu
Le Fils
du Père
Tu nous
aimes tant
Tu es si Grand et si Fidèle.
3.- Car toi seul est Saint
Sauveur du
monde
Jésus Christ !
Avec
l’Esprit Saint
Voici nos chansons de
louanges !
LITURGIE DE LA PAROLE
● 1re
LECTURE
Le dimanche, elle est extraite
de l’Ancien Testament ; durant le Temps pascal, du livre des Actes
des Apôtres ; en semaine, de l’Ancien Testament ou des Épîtres.
● PSAUME
Chanté par l’assemblée, le
psaume fait écho à la première lecture.
5.- JE BÉNIRAI LE SEIGNEUR EN TOUT TEMPS
Paroles
et musique : Jean-Claude GIANADDA
JE BÉNIRAI LE SEIGNEUR
EN TOUT TEMPS
JE BÉNIRAI LE SEIGNEUR
EN CHANTANT
SON AMOUR EST SI FORT,
ET SON NOM EST SI GRAND,
EN TOUT TEMPS
JE BÉNIRAI
EN CHANTANT.
JE BÉNIRAI.
1.- J’avancerai avec LUI cœur
aimant
J’avancerai avec LUI cœur
brûlant
Et malgré, le brouillard, la froidure et le vent
Je
dirai : « Dieu seul est GRAND»
Je dirai : « Dieu seul est GRAND » .
2.- Puisque
je suis pour Toujours son enfant
Puisque pour moi IL est un
Père aimant
Bras ouverts, chaque jour, chaque instant, IL m’attend.
Je dirai :
« Dieu seul est GRAND »
Je dirai : « Dieu seul est GRAND ».
3.- Alléluia, IL m’attend cœur
brûlant
Alléluia, IL m’attend cœur
aimant
Chaque instant, IL attend, IL comprend, son enfant
Je
dirai : « Dieu seul est GRAND » !
Je
dirai : » Dieu seul est GRAND » !
● 2ème LECTURE (dimanche
et solennités)
Elle est tirée d’un lettre
adressée aux premières communautés chrétiennes.
●
ÉVANGILE ET HOMÉLIE
On accueille l’Évangile par
une acclamation qui s’adresse au Christ.
Nous écoutons Celui qui est
vivant parmi nous aujourd’hui.
6.- ALLÉLUIA
Paroles et
musique : Jean-Claude GIANADDA
|
ALLELUIA AL
– LE - LU – IA !
AL – leluiA ! AL – LE - LU –
IA ! AL – leluiA !
AL – LE - LU – IA !
AL – leluiA !
AL – LE - LU – IA !
AL – leluiA ! |
1.- Christ Notre Sauveur
Ressuscité Alleluia !
Christ Notre Seigneur
Ressuscité Notre Âme Chante !
Le célébrant choisit l’un des
deux symboles de foi suivants :
1.- SYMBOLE DES APÔTRES
Je crois en Dieu, le Père tout-puissant,
créateur du ciel et de la terre.
et en Jésus Christ, son Fils unique, notre Seigneur,
qui a été conçu du
Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie,
a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié,
est mort et a été enseveli,
est descendu aux enfers.
le troisième jour est ressuscité des morts, est monté aux cieux,
est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant,
d’où il viendra juger les vivants et les morts.
Je crois en l’Esprit Saint,
à la Sainte Église catholique, à la communion des saints,
à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair,
à la vie éternelle.
Amen.
2.- SYMBOLE DE NICÉE-CONSTANTINOPLE
Je crois en un seul Dieu,
le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre,
de l’univers visible et invisible.
Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ, le Fils
unique de Dieu,
né du Père avant tous les siècles :
il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière,
vrai Dieu, né du vrai Dieu,
engendré, non pas
créé, de même nature que le Père ; et par lui tout a été fait.
Pour nous les hommes, et pour notre salut, il descendit
du ciel ;
par l’Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie,
et s’est fait homme.
Crucifié pour nous
sous Ponce Pilate,
il souffrit sa passion et fut mis au tombeau.
Il ressuscita le troisième jour, conformément aux
Écritures,
et il monta au ciel ; il est assis à la droite
du Père.
Il reviendra dans
la gloire, pour juger les vivants et les morts ;
et son règne n’aura pas de fin.
Je crois en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne
la vie ;
il procède du Père et du Fils ;
avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même
gloire ;
il a parlé par les prophètes.
Je crois en l’Église, une, sainte, catholique et
apostolique.
Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés.
J’attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir.
Amen.
7.- TENDS L’OREILLE SEIGNEUR
Paroles
et musique : Jean-Claude GIANADDA
TENDS L’OREILLE
SEIGNEUR
RÉPONDS- MOI
ENTENDRAS-TU MA VOIX ?
MA PRIÈRE
QUI
N’ESPÉRE
QU’EN TOI (BIS)
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1
.- Pour « les sans défense » Les « sans espérance » Fatigués, déçus et
inquiets Pour tous ceux qui doutent Qui perdent la route Pour ce monde en quête de paix. |
2.- Chaque fois qu’un homme Crie justice au monde Près de lui Seigneur es-tu
là ? Chaque fois qu’un homme Part au bout du monde
Pour donner sa vie, es-tu là ? |
|
3.- De ce mal subi. De ce mal rendu. Et du mal que nous avons fait.
Pour te retrouver Et vouloir « Ta » Paix. Donne-nous
la force d’aimer. |
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LITURGIE EUCHARISTIQUE
Tu es béni, Dieu de l’univers, toi qui nous donnes ce pain, fruit de la terre et du travail des
Hommes ; nous te le
présentons : il deviendra le pain de la vie. – Béni soit Dieu,
maintenant et
toujours !
Comme cette eau se mêle au vin
pour le sacrement de l’Alliance, puissions-nous être unis à la
Divinité de Celui qui a pris
notre humanité.
Tu es béni, Dieu de l’univers, toi qui nous donnes ce vin, fruit de la vigne et du travail des
hommes ; nous te le
présentons : il deviendra le vin du Royaume éternel. – Béni soit Dieu,
maintenant et toujours !
Humbles et pauvres, nous te
supplions, Seigneur, accueille-nous : que notre sacrifice, en ce jour,
Trouve grâce devant toi.
Lave-moi de mes fautes,
Seigneur, purifie-moi de mon péché.
Prions ensemble, au moment
d’offrir le sacrifice de toute l’Église. – Pour la gloire de Dieu et le
salut du monde.
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8.- ENTRE NOS MAINS, CE BOUT DE PAIN
Paroles
et musique : Jean-Claude GIANADDA
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1.- Tous ces moments que l’on redoute. Cette auberge est parfois si loin. Ainsi
:« je crois », puisque je doute Suffirait-il
d’ouvrir les mains ?
ENTRE NOS MAINS CE BOUT DE PAIN UNE PRÉSENCE SUR NOS ROUTE ENTRE NOS MAINS « TU » NOUS REJOINS, « RESTE AVEC NOUS »,
SUR NOS CHEMINS. 2 .- Nos cœurs brûlants
sont à l’écoute Il reste là au
quotidien Il faut tenir
coûte que coûte
Suffirait-il d’ouvrir les mains ? 3 .- Une «ESPÉRANCE» nous envoûte. Nous l’avons «vu» dans le
Matin. Et
même «entendu» sans nul doute. Il a suffi d’ouvrir les
mains. |
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9.- ENTRE TES MAINS, MON DIEU
Paroles et
musique : Jean-Claude GIANADDA
ENTRE TES
MAINS MON DIEU
1.- Je te promets de reprendre la route
Et de lâcher mes peurs et
mes doutes
Je te promets de m’en
remettre à Toi.
2.- Je te promets de te rester fidèle
Que dois-je faire de mes mille
secrets ?
Je veux trouver, c’est pour ça que
j’appelle
Cette énergie en moi pour exister.
3.- Je te promets d’accepter de
comprendre
Sans avoir peur ni de moi ni d’autrui.
Je voudrais tant renaître de mes
cendres.
Je te promets de croire en
l’aujourd’hui.
Le Seigneur soit avec vous. – Et avec votre esprit.
Élevons notre cœur. – Nous le
tournons vers le Seigneur.
Rendons grâce au Seigneur notre Dieu.
– Cela est juste et bon.
●
Prière eucharistique n° 2
VRAIMENT, PÈRE TRÈS SAINT, il est juste et bon de te rendre grâce, toujours et en tout lieu,
par ton Fils bien-aimé, Jésus Christ :
car il est ta Parole vivante, par qui tu as créé toutes choses ;
c’est lui que tu nous as envoyé comme Rédempteur et Sauveur,
Dieu fait homme, conçu de l’Esprit Saint, né de la Vierge Marie ;
pour accomplir jusqu’au bout ta volonté
et rassembler du milieu des hommes un peuple saint qui t’appartienne,
il étendit les mains à l’heure de sa passion
afin que soit brisée la mort, et que la résurrection soit manifestée.
C’est pourquoi, avec les anges et tous les saints,
nous proclamons ta gloire, en chantant (disant) d’une seule voix :
10.- SAINT LE SEIGNEUR
Paroles et
musique : Jean-Claude GIANADDA
SAINT – le
SeignEUR
SAINT - le SeignEUR
É – TER - NEL EST SON A
– MOUR.
SAINT - le SeignEUR
SAINT - le SeignEUR
É – TER - NEL EST SON A
–MOUR.
1.- LE CIEL ET LA TERRE
SONT REMPLIS
DE TA GLOIRE
HO – SAN – NA
ACCUEILLONS CE JOUR DE
PÂQUES !
2.- BÉNI SOIT CELUI
HO – SAN – NA
ACCUEILLONS
« L’ESPRIT » DU PÈRE !
Invocation
pour l’accomplissement de la consécration par l’Esprit Saint
|
T |
OI QUI ES vraiment
saint, toi
qui es la source
de toute sainteté,
Seigneur, nous te prions :
Le dimanche :
|
T |
OI QUI ES vraiment
saint,
toi qui est source de ta sainteté,
nous voici
rassemblés devant toi,
et dans la communion de toute l’Église,
en ce premier jour de la semaine, nous
célébrons le jour
où le Christ est ressuscité d’entre les
morts.
Par lui que tu as élevé à ta droite,
Dieu notre Père, nous te prions :
|
S |
ANCTIFIE CES OFFRANDES en répandant sur elles ton Esprit ;
quelles deviennent pour nous le corps et le sang de Jésus,
le Christ, notre Seigneur.
Récit de l’institution et consécration
Au moment d’être livré et d’entrer librement dans sa passion,
il prit le pain, il rendit grâce, il le rompit
et le donna à ses disciples en disant :
« Prenez, et mangez-en tous : ceci est mon corps livré pour vous. »
De même, à la fin du repas, il prit la coupe ;
de nouveau il rendit grâce, et la donna à ses disciples, en disant :
« Prenez, et buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang,
le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle
qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés.
Vous ferez cela, en mémoire de moi. »
11.- CHRIST ÉTAIT MORT
Paroles et musique :
Jean-Claude GIANADDA
CHRIST
était MORT
CHRIST
est viVANT
CHRIST
revienDRA
Éternel est
son aMOUR. (bis)
ACCLAMATION
1.-
Il est grand, le mystère de la foi :
Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus,
nous célébrons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire.
2.- Quand nous mangeons ce pain et buvons à cette
coupe,
nous célébrons le mystère de la foi :
Nous rappelons ta mort, Seigneur ressuscité,
et nous attendons que tu viennes.
3.- Proclamons le mystère de la foi :
Gloire à toi qui étais mort, gloire à toi qui es vivant,
notre Sauveur et notre Dieu : Viens, Seigneur Jésus.
Mémorial du mystère pascal et
offrande
Faisant
ici mémoire de la mort et de la résurrection de ton Fils, nous t’offrons,
Seigneur, le pain
de
la vie et la coupe du salut, et nous te rendons grâce, car tu nous as choisis
pour servir en ta
présence.
Invocation
pour notre unité par l’Esprit Saint
Humblement,
nous te demandons
qu’en
ayant part au corps et au sang du Christ,
nous
soyons rassemblés par l’Esprit Saint en un seul corps.
Prière pour l’Église
|
S |
OUVIENS-TOI,
SEIGNEUR,
de
ton Église répandue à travers le monde :
dais-la
grandir dans ta charité avec le Pape (N..), notre évêque (N..), et tous ceux
qui
ont la charge de ton peuple.
Prière
pour les défunts
Souviens-toi
aussi de nos frères
qui
se sont endormis dans l’espérance de la résurrection,
et
de tous les hommes qui ont quitté cette vie :
reçois-les
dans ta lumière, auprès de toi.
Prière pour les vivants par l’intercession des
saints
Sur
nous tous enfin, nous implorons ta bonté :
permets
qu’avec la Vierge Marie, la bienheureuse Mère de Dieu, avec les apôtres et les
saints de
tous
les temps qui ont vécu dans ton amitié, nous ayons part à la vie éternelle,
et
que nous chantions ta louange,
par
Jésus Christ, ton Fils bien-aimé.
Louange de conclusion
|
P |
AR
LUI, AVEC LUI ET EN LUI,
à
toi, Dieu le Père tout-puissant, dans l’unité du Saint-Esprit, tout
honneur et toute
gloire,
pour les siècles des siècles. – Amen.
●
Prière eucharistique n° 3
|
T |
U
ES VRAIMENT SAINT, Dieu de l’univers, et toute la création proclame ta louange,
car
c’est toi qui donnes la vie, c’est toi qui sanctifies toutes choses,
par
ton Fils, Jésus Christ, notre Seigneur,
avec
la puissance de l’Esprit Saint ;
et
tu ne cesses de rassembler ton peuples,
afin
qu’il te présente partout dans le monde une offrande pure.
Invocation
pour l’accomplissement de la consécration par l’Esprit Saint
|
C |
’EST
POURQUOI nous te supplions de consacrer toi-même
les offrandes que nous apportons :
Le dimanche :
|
C |
’EST
POURQUOI nous voici rassemblés devant toi,
et,
dans la communion de toute l’Église,
en
ce premier jour de la semaine,
nous célébrons le jour où le
Christ est ressuscité d’entre les morts.
Par
lui, que tu as élevé à ta droite,
Dieu
tout-puissant, nous te supplions
de
consacrer toi-même les offrandes que nous apportons :
Sanctifie-les
par ton Esprit, pour qu’elles deviennent le corps et le sang de ton Fils Jésus
Christ,
notre
Seigneur, qui nous a dit de célébrer ce mystère.
La
nuit même où il fut livré, il prit le pain, en te rendant grâce il le bénit, il
le rompit et le
donna
à ses disciples, en disant :
« Prenez,
et manger-en tous ; ceci est mon corps livré pour vous. »
De
même, à la fin du repas, il prit la coupe,
en
te rendant grâce il la bénit, et la donna à ses disciples, en disant :
« Prenez,
et buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang,
le
sang de l’Alliance nouvelle et éternelle,
qui
sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés.
Vous
ferez cela, en mémoire de moi. »
ACCLAMATION
1.-
Il est grand, le mystère de la foi :
Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus,
nous célébrons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire.
2.- Quand nous mangeons ce pain et buvons à cette
coupe,
nous célébrons le mystère de la foi :
Nous rappelons ta mort, Seigneur ressuscité,
et nous attendons que tu viennes.
3.- Proclamons le mystère de la foi :
Gloire à toi qui étais mort, gloire à toi qui es vivant,
notre Sauveur et notre Dieu : Viens, Seigneur Jésus.
Mémorial du mystère pascal et offrande
En
faisant mémoire de ton Fils,
de
sa passion qui nous sauve,
de
sa glorieuse résurrection et de son ascension dans le ciel,
alors
que nous attendons son dernier avènement,
nous
présentons cette offrande vivante et sainte pour te rendre grâce.
Invocation pour notre unité dans l’Esprit Saint
Regarde,
Seigneur, le sacrifice de ton Église,
et
daigne y reconnaître celui de ton Fils
qui
nous a rétablis dans ton Alliance ;
quand
nous serons nourris de son corps et de son sang
et
remplis de l’Esprit Saint, accorde-nous
d’être
un seul corps et un seul esprit dans le Christ.
Appel à l’intercession des saints
|
Q |
UE
L’ESPRIT SAINT fasse de nous une éternelle offrande à ta gloire,
pour
que nous obtenions un jour les biens du monde à venir,
auprès
de la Vierge Marie, la bienheureuse Mère de Dieu,
avec les Apôtres, les martyrs, (saint…) et
tous les saints, qui ne cessent d’intercéder pour nous.
Prière pour le monde et l’Église
Et
maintenant, nous te supplions, Seigneur :
par
le sacrifice qui nous réconcilie avec toi, étends au monde entier le salut et
la paix.
Affermis
la foi et la charité de ton Église
au
long de son chemin sur la terre :
veille
sur ton serviteur le Pape N., et notre évêque N., l’ensemble des évêques et les
prêtres,
les
diacres, et tout le peuple des rachetés.
Écoute
les prières de ta famille assemblée devant toi, et ramène à toi, Père très
aimant, tous tes
enfants
dispersés.
Prière pour les défunts
Pour
nos frères défunts,
pour
les hommes qui ont quitté ce monde,
et
dont tu connais la droiture, nous te prions :
reçois-les
dans ton Royaume,
où
nous espérons être comblés de ta gloire,
tous
ensemble et pour l’éternité,
par
le Christ, notre Seigneur,
par
qui tu donnes au monde toute grâce et tout bien.
Louange de conclusion
|
P |
AR
LUI, AVEC LUI ET EN LUI,
à
toi, Dieu le Père tout-puissant, dans l’unité du Saint-Esprit, tout honneur et
toute gloire,
pour les siècles des siècles.- Amen.
COMMUNION
● Notre
Père
Unis dans le même Esprit, nous pouvons dire avec confiance la prière que nous avons
reçus du Sauveur :

NOTRE PÈRE
Notre
Père qui es aux cieux,
que ton
nom soit sanctifié,
que ton
règne vienne,
que ta
volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi
à ceux
qui nous ont offensés.
Et ne
nous soumets pas à la tentation,
mais
délivre-nous du Mal.
Délivre-nous
de tout mal, Seigneur, et donne la paix à notre temps :
par
ta miséricorde, libère-nous du péché, rassure-nous devant les épreuves en cette
vie où
nous espérons le bonheur que tu promets et l’avènement de Jésus Christ, notre Sauveur.
– Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire
pour les siècles des siècles !
● Échange
de la paix
Seigneur Jésus Christ, tu as dit à tes Apôtres : « je vous laisse la paix, je vous donne ma paix » :
ne
regarde pas nos péchés mais la foi de ton Église ; pour que ta volonté
s’accomplisse, donne-lui
toujours
cette paix, et conduis-la vers l’unité parfaite, toi qui règnes pour les
siècles des siècles.-
Amen.
Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous. – Et avec votre Esprit.
Frères
et sœurs, dans la charité du Christ, donnez-vous la paix.
● Fraction du pain
12.- AGNEAU DE DIEU
Paroles et
musique : Jean-Claude GIANADDA
AGNEAU DE DIEU,
QUI ENLÈVE LE
PÉCHÉ DU MONDE
PRENDS-PITIÉ-DE-NOUS-SEI-GNEUR.
Reprise par l’assemblée :
« PRENDS-PITIÉ-DE-NOUS-SEIGNEUR »
DON-NE-NOUS-LA-PAIX !
Reprise par l’Assemblée :
« DONNE-NOUS-LA-PAIX »
● Signe de paix
13.- NE CHERCHONS PLUS CETTE COLOMBE
Paroles
et musique : Jean-Claude GIANADDA
NE CHERCHONS PLUS
CETTE COLOMBE
CELLE QUI CHANTE
ENCORE LA PAIX
NE CHERCHONS PLUS AU BOUT DU MONDE
C’EST DANS
NOS CŒURS QU’ELLE EST CACHÉE.
1.- Tous les accords de nos guitares
Et l’harmonie de nos
couplets
Cette lumière de
nos phares
Dans nos cœurs
vous les trouverez.
2.- Pourquoi cherchez dans les
nuages ?
Pourquoi toujours
fixer le ciel ?
Pourquoi
attendre son PASSAGE ?
Il y a dans nos cœurs l’«Essentiel».
3.- Besoin tu sais de ta LUMIÈRE
De ce «ferment»
même discret.
Besoin de l’eau
de ta rivière
De ces trésors en toi cachés.
● Communion
Le prêtre complète, à voix basse, sa préparation personnelle à la
communion :
1.-
Seigneur Jésus Christ, Fils du Dieu vivant, selon la volonté du Père et avec la
puissance du
Saint-Esprit, tu as donné, par ta mort, la vie au monde ;
que ton corps et ton sang me délivrent
de mes péchés et de tout mal ; fais que je demeure fidèle
à tes commandements et que jamais
je ne sois séparé de toi.
2.-
Seigneur Jésus Christ, que cette communion à ton corps et à ton sang n’entraîne
pour moi
ni jugement ni condamnation ; mais quelle soutienne mon
esprit et mon corps et me donne
la guérison.
Montrant aux fidèles le pain eucharistique, le prêtre invite à la
communion :
Heureux les invités au repas du Seigneur !
Voici l’Agneau de Dieu qui enlèves le péché du monde.
- Seigneur, je ne suis pas
digne de te recevoir ; mais dis seulement
une parole et je serai guéri.
● Chant de communion
14.- TOUTE MA FORCE
Paroles et
musique : Jean-Claude GIANADDA
TOUTE MA FORCE, ELLE EST
DANS MON SILENCE.
« IN
MANUS TUAS DOMINE »
TOUTE MA FORCE, ELLE EST
DANS MA CONFIANCE.
AVEC TOI, JE RECONSTRUIRAI.
1.- Trop malhabile
Tu vois rien n’est facile
Pour tenir ma lampe allumée.
Pourtant docile
Comme un morceau d’argile
Entre les deux
mains du Potier.
2.- Jusqu’à l’aurore.
Il faut attendre encore
Comme un
mendiant, comme un veilleur.
Serai-je fort,
Jusqu’à ce Mont
Thabor
Je ne sais ni le
jour ni l’heure.
3.- Il faut l’orage
Pour de verts pâturages
C’est un BERGER
qui me l’a dit.
Un beau Rivage
Tout au bout du Passage.
C’est là que
m’attend un AMI.
15.- ALLONS BOIRE À LA FONTAINE
Paroles et
musique : Jean-Claude GIANADDA
ALLONS BOIRE À LA
FONTAINE
DÉCOUVRIR « LE
DON DE DIEU » (bis)
1.-
Il est là,
pour la RENCONTRE
Serons-nous au « rendez-vous » ?
2.- C’est LUI qui
demande à boire.
Mais, avons-nous vraiment soif ?
3.- C’est LUI qui prend la PAROLE
Mais, saurons-nous l’écouter ?
16.- JE CHERCHAIS TANT CETTE LUMIÈRE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
JE CHERCHAIS TANT CETTE LUMIÈRE
ET PUIS
J’AI ENTENDU TA VOIX
C’ÉTAIT
plus beau qu’une PRIÈRE
TU ÉTAIS LÀ
C’ÉTAIT BIEN TOI
TU ÉTAIS LÀ.
1.- Te souviens-tu
cette fontaine
Quand nous échangions nos secrets
Et même nos joies et nos peines
Ca, je ne l’oublierai jamais.
2.- Comment as-tu fais pour m’apprendre,
La fleur, le fruit,
le vent d’été ?
Comment as-tu fait pour comprendre ?
Ça, je ne l’oublierai jamais.
3.-
Revienne
l’instant du « Passage »
De ce
Printemps, de cet été.
Et que résonne ce « message »
Celui que l’on oublie jamais.
Il resta
cette lumière
Cette espérance sur mes pas
Au cœur même
de ma prière.
Tu seras-là – éclaire-moi –(reste avec moi)
Tu seras-là… ne m’oublie pas….
17.- JE VOUS SALUE MARIE
Paroles et
musique : Jean-Claude GIANADDA
1.- Pour la chance et la danse
et la joie d’une fête à Cana
Pour ces chaînes et la haine et ces cris d’un soir au Golgotha.
Pour ces mots,
ce regard, cet aveu qui nous maintient debout
Pour l’enfer d’un « adieu » sans
retour qui nous met à genoux.
JE VOUS SALUE MARIE, JE VOUS SALUE
JE VOUS SALUE MARIE, JE VOUS SALUE.
2.- Pour ces mères en colère et
perdues sur la place de Mai.
Pour
cet adolescent inconscient qui traîne un lourd secret.
Par ces bras, pour ces mains grands ouverts qui inventent
l’accueil.
Pour l’oubli, le pardon, les regrets quand on a fait
son deuil.
3.- Pour une décision sans
passion quand on n’a plus le choix.
Et
pour tous ces « non-dits » ces «trop dit», ce qu’on pense tout bas.
Pour ces armes et ces larmes et ces ombres et ces : «tant
pis pour toi»
Pour ces choses oubliées éloignées et ces : « ne m’en
veux pas ».
● Prière
après la communion
Le Seigneur soit avec vous. – Et avec votre esprit.
Que Dieu tout-puissant vous bénisse,
le Père, le Fils et le Saint
Esprit. – Amen.
Le diacre ou le prêtre
dit :
Allez, dans la paix du Christ.
– Nous rendons grâce à Dieu.
18.- NOUS LE VOULONS CE MONDE BLEU
Paroles et
musique : Jean-Claude GIANADDA
NOUS LE VOULONS CE MONDE BLEU PLEIN DE SOLEIL.
AVEC DES MILLIERS DE COLOMBES DANS LE CIEL
AVEC DES FLEURS, DES CHAMPS DE BLÉ
ET LÀ-BAS UN BEL-ARC-EN-CIEL
NOUS LE VOULONS CE MONDE BLEU.
1.- Et nos maisons accueilleront
cette lumière
Chacun sera le citoyen de cette terre.
Tu m’offrira l’eau de ton puits,
et moi celle de ma rivière
C’est tellement beau – d’être ton frère.
2.-
Et
tes chansons diront le vent qui nous soulève
Car nous croyons en l’Espérance,
aux chants de paix et à la trêve.
En toi, en moi – un jour se lève.
3.-
Et
nos saisons prendront le temps de moissonner.
Puisqu’on ne peut pas arrêter
un
cœur qui chante de chanter :
Viens avec nous – on va danser !
LA
MESSE… QU’EST-ELLE ?
Les pages qui suivent nous rappelleront en termes très simples ce qu’est l’Eucharistie à laquelle nous participons chaque dimanche.
A. : Histoire de la messe, sa composition.
B. :
La liturgie de la Parole. (première
partie de la messe)
C. :
La liturgie eucharistique. (deuxième partie de la messe)
D. :
Notre participation.
A. : LA MESSE, SON HISTOIRE, SA STRUCTURE
Ø Noms
donnés à la Messe
Au cours de l’histoire, la messe a été désignée de différentes manières :
§ Eucharistie qui signifie « action de grâce »
d’après les termes mêmes des évangiles : « Jésus rendit grâce ».
§ Repas du Seigneur ou Cène pour rappeler que c’est au cours d’un repas que Jésus l’institua.
§ Fraction du Pain, rite propre aux Juifs et utilisé par Jésus.
Les disciples d’Emmaüs le reconnaissent à ce rite.
§
« Mémorial de la passion et de la résurrection
du Seigneur » d’après la parole de Jésus : « Faites ceci
en mémoire de moi ».
§
Saint Sacrifice : désignation plus tardive
qui entend souligner le don que fait Jésus de son corps et de son sang et qui
fait appel
au rite juif des sacrifices au Temple lors
de la Pâque.
§ Sainte Messe : Pour rappeler les derniers mots de l’ancienne célébration en latin : Ite Missa est… Allez, la messe est dite.
Ø Son
histoire
§ À l’origine donc la Cène (repas) du Jeudi Saint. Rapporté par les évangiles de Marc (14,20-25), Matthieu (26,26-29), Luc (22,14-20)
et par Paul (1re Cor 11,23-26). Saint Jean ne raconte pas l’institution mais rapporte les discours de Jésus se proposant comme pain
de vie (6,32-59).
§
Les premiers chrétiens se rassemblèrent le 1er
jour de la semaine (le dimanche, jour de la résurrection) pour célébrer Jésus.
Saint Paul en 55 intervient même
pour réprimander ceux qui ne célèbrent pas dignement (1re lettre aux
Corinthiens 11,17-22).
§
Un témoignage datant 155 après Jésus-Christ. Saint
Justin le Martyr, un philosophe païen converti, explique à l’empereur Antonin
le Pieux et au Sénat romain ce que célèbrent
les chrétiens pour mettre fin aux calomnies.
§
Dans les origines, la célébration se déroulait dans la
langue des participants (araméen, grec, latin…). Le latin était le plus
employé du fait de la diffusion du christianisme dans l’empire romain. Mais
toutes les langues du pourtour méditerranéen ont été utilisées et demeurent
encore de nos jours. Le rite catholique occidental a été fixé à la fin du Moyen
Age en latin mais a été révisé à plusieurs reprises : Concile de Trente
(1542-1563) avec Saint Pie V en 1570, Pie XII et le renouveau liturgique
(1950 : veillée pascale et utilisation de la langue locale), Vatican II et
sa mise en place par Paul VI (1969). La structure fondamentale est pourtant
toujours la même quelle que soit la culture ou l’époque.
Ø Structure
de la messe
Dès les origines la messe comporte deux parties fondamentales bien distinctes :
-
La liturgie de la Parole,
-
La liturgie Eucharistique.
En effet, Jésus, avant l’institution de l’Eucharistie, prend le temps d’expliquer, de former ses disciples. Avant que les disciples d’Emmaüs ne le reconnaissent à la fraction du pain, Jésus leur explique l’Écriture.
B. : LA LITURGIE DE LA PAROLE
La liturgie de la Parole, partie « intégrante », de la messe, comporte :
3 lectures,
psaume, homélie, credo et prière universelle.
Ø Les
Lectures
Le choix des lectures suit un cycle de trois années nommées A, B et C.
Chaque année liturgique est scandée par les grandes fêtes commémorant les principaux événements de la vie du Christ :
- Noël : fête de la naissance de Jésus : 24-25 décembre et Épiphanie le 6 janvier.
- Pâques qui célèbre sa résurrection : depuis le concile de Nicée en 325, toujours le premier dimanche qui suit la pleine lune de printemps
qui a lieu le 14 Nizan, date de la Pâque juive.
- Ascension : montée du Seigneur, 40 jours après Pâques.
- Pentecôte qui rappelle la descente de l’Esprit Saint sur les Apôtres : 50 jours après Pâques.
D’autres fêtes ont vu le jour qu cours de l’histoire : Corps et Sang du Christ, Sacré Cœur, Christ Roi (qui termine l’année liturgique).
Les fêtes principales sont à l’origine de la répartition de l’année en Temps liturgiques auxquels on associe une couleur liturgique :
- Temps de l’Avent (violet : attente) : les 4 semaines qui précèdent Noël (24-25 décembre),
- Temps de Noël (blanc : joie) : les 2-3 semaines qui suivent,
- Temps de Carême (violet : pénitence, partage) : du mercredi des Cendres à la Veillée Pascale soit 40 jours. La dernière Semaine est appelée Sainte et commémore les événements de la Passion.
- Temps Pascal (blanc) : du dimanche de Pâques au dimanche de Pentecôte soit 50 jours,
- Temps ordinaire (vert) : tous les autres dimanches de l’année : une première partie entre le Temps de Noël et el Carême, une deuxième partie entre le Temps Pascal et le Temps de l’Avent de l’année suivante.
En dehors des Fêtes célébrant Jésus, l’année liturgique comporte un cycle sanctoral célébrant la Vierge Marie, les apôtres et les saints. Principalement :
- Immaculée Conception le 8 décembre,
- Saint Joseph le 19 mars,
- Annonciation à Marie le 25 mars,
- Saint Pierre et Saint Paul le 29 juin,
- Assomption de la Vierge Marie le 15 août.
- Fête de tous les saints ou Toussaint le 1er novembre.
Les lectures accompagnent chacune de ces fêtes et temps liturgiques en soulignant un thème associé comme par exemple : la lumière, le pardon,
le Royaume de Dieu…
La liturgie de la Parole comporte chaque dimanche :
- Une première lecture extraite de l’Ancien Testament (ou Premier Testament).
Le texte présente toujours un rapport avec l’Évangile.
- La deuxième lecture provient
. des Actes des apôtres : récit attribué à Saint Luc et racontant les débuts des communautés croyantes, après la Résurrection de Jésus,
. ou des Lettres des apôtres (appelées épîtres) aux communautés ou à des disciples,
. ou de l’Apocalypse de Saint Jean.
- La troisième lecture est toujours un passage choisi dans l’un des 4 évangiles :
(Saint Matthieu (année A), Saint Marc (année B), Saint Luc (année C) et Saint Jean
réparti sur les 3 années). L’ensemble de ces lectures ne reconstitue pas les Évangiles
au complet.
Ø Psaume (appelé autrefois Graduel)
Il s’agit d’un chant de méditation lié à la lecture précédente. Il se termine par l’« Alléluia »
(qui signifie en hébreu : Louez Dieu).
Ø Homélie (anciennement sermon)
« C’est aujourd’hui que Dieu nous parle ». L’Homélie est un commentaire des textes lus précédemment pour permettre aux chrétiens
de mieux les comprendre en les informant sur le contexte, le vocabulaire, les hatitudes de l’époque et une actualisation du message évangélique.
Le sermon était auparavant plutôt un discours de nature morale ou doctrinale.
Le Concile de Vatican II a privilégié l’Évangile.
Ø Credo
Le « Je crois en Dieu » récité ou chanté chaque dimanche ou solennité est notre réponse : réaffirmer notre foi en Dieu le Père, en Jésus qui
nous l’a fait connaître, en l’Esprit qui habite en notre cœur.
Ø Prière universelle
Cette prière existait dans l’église primitive. Restaurée par le Concile de Vatican II, elle doit permettre d’élever des « supplications pour la Sainte Église, pour ceux qui détiennent l’autorité, pour ceux qui sont accablés par diverses nécessités, pour tous les hommes et pour le salut du monde entier » (Théo p950).
Saint Paul à propos des intercessions : « Je recommande donc, avant tout, qu’on fasse des demandes, des prières, des supplications, des actions de grâces pour tous les hommes, pour les rois tous les dépositaires de l’autorité » (1 Tm3,1-2).
C. : LA LITURGIE EUCHARISTIQUE
Nous sommes au cœur de la Messe.
On y revit
les gestes de Jésus dans le don qu’il fait de lui-même pour nous.
Ø La préparation des dons (anciennement : Offertoire)
Le prête reprend les gestes de Jésus « prenant du pain… et une coupe de vin », représentant les dons que Dieu fait à l’homme et qui par le Christ deviendront Don à Dieu et Don aux hommes. La quête signifie notre participation à ce geste et notre solidarité pour ceux qui sont dans le besoin.
Ø L’Action de grâce au Père (Préface)
Cette louange au Père rappelle les nombreuses louanges que Jésus adressa à son Père. Nous le remercions en particulier pour Jésus par qui nous pouvons lui adresser la plus belle louange. Elle se termine par le Sanctus, acclamation reprenant les paroles du prophète Isaïe lors de la vision au Temple mais aussi celles des disciples à l’entrée de Jésus à Jérusalem.
Ø La Prière Eucharistique (consécration du Pain et du Vin)
§ Les
paroles de la consécration :
Quand l’heure fut venue où tu allais le glorifier, comme il avait aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’au bout : pendant
le repas qu’il partageait avec eux il prit le pain, il le bénit et le donna à ses disciples en disant :
« PRENEZ
ET MANGEZ-EN TOUS :
CECI EST
MON CORPS LIVRÉ POUR VOUS ».
De même il
prit la coupe remplie de vin, il rendit grâce, et la donna à ses disciples, en
disant :
« PRENEZ
ET BUVEZ-EN TOUS,
CAR CECI
EST LA COUPE DE MON SANG,
LE SANG
DE L’ALLIANCE NOUVELLE ET ÉTERNELLE, QUI
SERA
VERSÉ POUR VOUS ET POUR LA MULTITUDE EN
RÉMISSION
DES PÉCHÉS.
VOUS
FEREZ CELA EN MÉMOIRE DE MOI ».
Le texte en
majuscules provient d’une association des récits de Matthieu, Marc, Luc et de
l’apôtre Paul. Sans ces paroles, il n’y a pas
de messe. La dernière phrase constitue la transmission de cette mission aux Apôtres, aux évêques leurs successeurs et aux prêtres
qu’ils appellent (ordination).
§ Que
se passe-t-il à ce moment ?
LA MÊME
CHOSE QUE CE QUI S’EST PASSÉ LORS DE LA CÈNE.
- Ce soir-là, Jésus a rendu présents son Corps et son Sang sous les espèces (= matières
physiques : du pain et du vin). Autrement dit, de manière mystérieuse, inexplicable, le pain et le vin consacrés SONT DEVENUS
Corps et Sang du Christ.
- Par les mentions séparées de son corps et de son sang, Jésus fait ce soir-là le don de sa vie, don qui sera physiquement réalisé une
fois pour toutes en sa mort sur la Croix, pour la rémission des péchés des hommes.
- En disant « Faites ceci en mémoire de moi », Jésus demande aux siens de réactualiser ce qu’il est en train de faire. La messe n’est donc pas un simple rappel, mais la Cène revécue par ses disciples avec le prêtre représentant Jésus qui seul agit par l’Esprit.
- Parce que Jésus agit efficacement, ceux qui participent avec foi sont les bénéficiaires immédiats de cet acte de salut comme les apôtres l’ont été à la Cène. Cette action efficace de Jésus a reçu le nom de sacrement. Pourquoi croyons-nous une chose aussi incompréhensible pour la raison humaine ? Une seule raison : parce que Jésus l’a dit.
Ø La Prière Eucharistique se poursuit par :
- Une acclamation de l’assemblée qui
chante ce salut,
- Un appel à l’Esprit Saint,
- Des prières pour l’Église, les
défunts,
- Une acclamation trinitaire avec élévation du Corps et du
Sang :
« Par
Lui, avec Lui et en Lui, à toi Dieu le Père Tout Puissant, dans l’unité du
Saint Esprit, tout honneur et toute gloire… ».
Ø Par le Notre Père, Jésus nous invite à demander au Père notre nourriture terrestre et
spirituelle.
La communion nous permet de mettre en application la recommandation de
Jésus : « Qui mange ma chair et boit mon sang demeure
en moi et moi en lui » (Jn 6,56).
Mais il faut au préalable se rendre compte de la grandeur du don et de sa
propre indignité : « Seigneur, je ne
suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole et mon âme sera guérie », paroles proches de celles du centurion (Mt 8,8).
D. : LA LITURGIE DE LA PAROLE
Parce que
JÉSUS est au centre de l’Eucharistie, après nous être rappelé ce qu’il réalise
à l’autel, il va de soi que nous participions à ce don.
Ø Parce
qu’en chaque messe Jésus est PRÉSENT de la manière la plus forte, que chaque messe
est une rencontre avec lui, elle est
un temps, de joie, de fête. « C’est
le Seigneur » disait Pierre plein de joie lorsqu’il le reconnut et il
courut vers lui. Toute l’ambiance
de la messe doit être festive, joyeuse.
Musique, chants, ornements, décoration…
en sont des éléments utiles… mais l’essentiel
est dans
l’état d’esprit de chaque participant.
Ø Parce
que Jésus à RÉUNI les siens comme des amis, le temps de la messe est un temps de
reconnaissance fraternelle, d’accueil
les uns des autres malgré les
différences, les oppositions, un temps de témoignage.
- Se reconnaître pécheurs c’est d’abord
reconnaître que nous ne vivons pas entre
nous comme des amis.
Je confesse à Dieu, Kyrie eleison, Agnus Dei,
rite de la paix, Je ne suis pas digne
Des gestes d’humilité, de fraternité sont indiqués.
-
Proclamer ensemble la même louange, la même
foi :
Gloire à Dieu, Credo, Sanctus.
Être debout pour louer, témoigner.
-
Porter dans la prière les besoins des croyants, des
hommes
Offrande, Prière universelle, prières pour l’Église,
pour les défunts, pour la paix,
pour l’unité des chrétiens.
Gestes de partage.
Ø Parce
qu’en chaque messe, Jésus nous PARLE en notre vie, la messe est un temps de
réflexion, de méditation :
Lectures, psaume de méditation, homélie.
Attitude d’écoute, de prière.
Ø Parce
que Jésus S’OFFRE pour les siens et pour tous les hommes, aujourd’hui ses
disciples accueillent ce don en se fondant
dans sa prière, en recevant son corps et
son Sang, en faisant un avec lui :
Notre Père, Communion,
Attitudes de vénération, de respect.
Ø Parce
que Jésus a voulu se faire « PAIN DE VIE » pour nous, tout ce qui a
été vécu lors de la messe doit être soutien,
force pour l’ordinaire des jours :
Allez dans la paix du Christ.
Ø Parce
que NOUS sommes présents en tant que personnes et en tant qu’assemblée, la
messe est donc tout autant :
-
un temps de silence, de méditation, de retour sur
soi, sur sa vie mais aussi un espace d’ouverture à l’autre et de rencontre,
-
un temps d’accueil du don de Jésus mais aussi un
temps de partage, du don de soi-même.
Ø Ce
que la messe n’est pas :
-
Un spectacle seulement.
-
Un temps de prière personnelle seulement.
|
La Messe est communion intense avec Jésus, avec les autres
participants pour vivre chaque jour davantage ce que Jésus demande à tous les
siens : « Aimez-vous les uns les autres comme moi je
vous ai aimés ». |
TEXTES
Les reproches de Saint Paul et le premier récit de
l’institution (55 après J.-C.)
« Quand vous vous réunissez tous ensemble, ce n’est plus le repas du Seigneur que vous prenez ; en effet, chacun se précipite pour prendre son propre repas ; alors, l’un reste affamé, tandis que l’autre a trop bu. N’avez-vous pas vos maisons pour manger et pour boire ? Méprisez-vous l’Église de Dieu au point d’humilier ceux qui n’ont rien. Que puis-je vous dire ? Vous féliciter ? Non, pour cela, je ne vous félicite pas ! Je vous ai pourtant transmis, moi, ce que j’avais reçu de la tradition qui vient du Seigneur : la nuit même où il fut livré prit du pain et après avoir rendu grâce, il le rompit et di : « Ceci est mon corps, qui est pour vous, faites cela en mémoire de moi ». Il fit de même pour la coupe, après le repas, en disant : « Cette coupe est la Nouvelle Alliance en mon sang ; faites cela toutes les fois que vous en boirez en mémoire de moi ». (1re Cor. 11,20-25)
- La Messe à Rome vers 155 après J.-C.
« Le jour qu’on appelle jour du soleil, a lieu le rassemblement en un même endroit de tous ceux qui habitent la ville ou la campagne. On lit les mémoires des Apôtres et les écrits des Prophètes, autant que le temps le permet. Quant le lecteur a fini, celui qui préside prend la parole pour inciter et exhorter à l’imitation de ces belles choses. Ensuite, nous nous levons et nous faisons des prières. Puis… on apporte à celui qui préside du pain, du vin et de l’eau, et… Celui qui préside fait monter au ciel prières et actions de grâce, tant qu’il peut. Et le peuple pousse l’acclamation : « Amen ». Puis a lieu la distribution des choses « eucharistiées » à chacun et aux absents on envoie leur part par les diacres ». (Saint Justin, Première Apologie, 66,3)
- Didascalie des Apôtres (manuel du 3° siècle pour l’évêque) à propos de l’assistance à la
messe : « Quand tu enseignes, évêque, exhorte le peuple, et persuade-le, à se réunir à l’église ; qu’il n’y manque pas. Qu’il soit fidèle à se rassembler et que personne ne diminue l’Église en n’y allant pas et ne prive d’un membre le corps du Christ… Ne vous méprisez pas vous-mêmes et ne privez pas notre Seigneur de ses membres ; ne déchirez pas et ne dispersez pas son corps ; ne mettez pas vos affaires temporelles au-dessus de la Parole de Dieu, mais abandonnez tout, le jour du Seigneur, et courez avec empressement à vos églises. Quelle excuse aura auprès de Dieu celui qui ne participe pas à l’assemblée, ce jour-là, pour entendre la parole de salut et se nourrir de l’aliment divin qui demeure éternellement ».
- Saint Basile le Grand (330-379) pour la liturgie byzantine de la Cène : « Au moment où il
allait à sa mort volontaire et vivifiante, dans la nuit où il se livra pour la vie du monde, il prit du pain dans ses mains saintes et immaculées, te l’offrit à toi, Père, te rendit grâce, le bénit, le sanctifia, le rompit, le donna aux saints disciples et apôtres en disant : « Prenez et mangez ; ceci est mon corps rompu pour vous en rémission des péchés » (le peuple chante : Amen). Il prit de même la coupe du fruit de la vigne, rendit grâce, la bénit, la sanctifia, la donna aux saints disciples et apôtres en disant : « Buvez-en tous ; ceci est mon sang versé pur pour vous et pour la multitude en rémission des péchés » (le peuple chante : Amen). « Faites ceci en mémoire de moi. Toutes les fois que vous mangez ce pain et buvez à cette coupe, vous annoncez ma mort, vous confessez ma résurrection ».
- Saint Cyrille de Jésuralem (315-386) à propos de la conversion des espèces eucharistiques :
« Ne va pas te demander si c’est vrai, mais accueille plutôt avec foi les paroles du Seigneur, parce que Lui, qui est la Vérité, ne ment pas ».
- Saint Jean Chrysostome (347-407) à propos du rôle du prêtre : « Ce n’est pas l’homme qui
fait que les choses offertes deviennent Corps et Sang du Christ, mais le Christ lui-même qui a été crucifié pour nous. Le prêtre, figure du Christ, prononce ces paroles, mais leur efficacité et la grâce sont de Dieu. « Ceci est mon Corps » dit-il. Cette parole transforme les choses offertes.
- Sainte Monique (332-387) mère de Saint Augustin, a propos de la prière pour les défunts :
« Enterrez ce corps n’importe où ! Ne vous troublez pour lui d’aucun souci ! Tout ce que je vous demande, c’est de vous souvenir de moi à l’autel du Seigneur où que vous soyez ».
- Saint Cyrille de Jérusalem s’exprime sur la communion : « Quand tu t’approches, ne t’avance
pas les paumes des mains étendues, mais fais de ta main gauche un trône pour ta main droite, puisque celle-ci doit recevoir le Roi, et dans le creux de ta main reçois le corps du Christ, en disant : « Amen »… Prends-le et veille à n’en rien perdre… Dis-moi, en effet, si l’on t’avait donné des paillettes d’or, ne les retiendrais-tu pas avec le plus grand soin, prenant garde de n’en rien perdre… ».
OFFERTOIRE
(Paul Claudel dans « La messe là-bas »)
Le Curé, (dans cette église de Paris que je sais), après qu’il a chanté le Credo, quand il dit : « Dominus vobiscum » (Le Seigneur soit avec vous), se retourne vers l’assistance qui est de femmes et d’enfants et il y a encore pas mal d’hommes.
Tout cela tout de même qui est là pour dire la messe avec lui et qui est son petit troupeau. L’un fait semblant de lire dans un livre et l’autre est bien embarrassé de son chapeau.
Ce n’est pas que ce soit intéressant, et ce n’est pas positivement que l’on s’ennuie.
Chacun sait simplement qu’on et là pour attendre que ce soit fini, et regarder vaguement le prêtre à l’autel qui trafique on ne sait pas trop quoi.
« Le
Seigneur est avec vous, mes frères ! Mes frères, êtes-vous avec
moi ? »
Ce n’est pas seulement la patène, ce n’est pas seulement le calice avec le vin, c’est toi, mon petit peuple, tout entier, que je voudrais tenir et soulever entre mes mains.
Ces mains, indigne que je suis dont il est dit qu’elles sont saintes et vénérables !
Voici le plateau qu’on tend, n’as-tu rien que ce sou misérable, cette pièce sans nom sous la crasse à m’offrir, et le seul porte-monnaie qui s’ouvre ?
Rien de plus ? quoi n’y-a-t-il personne ici qui souffre ?
Vraiment, quand je me retourne vers vous, ô mes frères et mes sœurs, il n’y a pas d’affligés parmi vous ? C’est vrai, il n’y a pas de péché et pas de douleur ?
Point de mère qui ait perdu son enfant. Pas de failli sans que ce soit sa faute ?
Point de jeune fille que son fiancé a lâchée parce que le frère a mangé la dot ?
Point de malade que le médecin a jugé et qui sait qu’il n’y a plus d’espoir ?
Pourquoi donc frustrer votre Dieu de ce qui est son propre et son avoir ?
Vos larmes et votre foi, votre sang avec le sien dans le calice, c’est cela comme le vin et l’eau qui est la matière de Son sacrifice !
C’est cela qui rachète le monde avec lui, c’est cela dont il a soif et faim, ces larmes comme de l’argent jeté à l’eau, grand Dieu, tant de souffrances en vain !
Ayez pitié de Lui qui n’a eu que trente trois ans à souffrir !
Joignez votre passion à la sienne puisqu’on ne peut qu’une fois mourir !
Et ne l’entendez-vous pas tout bas qui vous parle et qui vous dit :
« Donne-moi ton cœur, ô mon fils ! »